Des Nouvelles de chez nous, lettres anciennes

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Des Nouvelles de chez nous (Récits Anciens)

 

Le facteur vient de me mettre

Une lettre qui sent le foin coupé

Certainement elle doit être

De ma petite Félicité

 

Mon cher Ménard ,c’est ta promise

Qui vient prendre la plume en main

Car aujourd’hui faut que j’te dise

Ce qu’il y a d’neuf dans le patelin

D’abord y a l’fils à la Charlotte

Qui vient de s’installer laitier

Comme il a déjà servi dans la flotte

Il connait déjà son métier

 

Tout le monde va bien dans la famille

A part la vieille vache de ta soeur

Et le cochon du père Camille

Qui sont crevés pour la Chand’leur

Par contre y a la grosse Thérèse

Qu’a eu deux enfants à la fois

Yen a un qui s’rait du grand Blaise

Et l’autre qui s’rait du père François

 

Et y a le fils à la tante Rose

Tu sais celui qu’est sourd et muet

Il m’a dit d’te dire bien des choses

Si par hasard je t’écrivais

Son frère Paul vient d’épouser Claire

Il était avant de s’marier

A ce qu’il parait célibataire

Et moi qui le croyait charcutier

 

Tu me demandais dans ta lettre

Si au pays , il faisait beau

Aussi je m’empresse de te mettre

Qu’il fait plus froid d’puis qu’il fait chaud

Nous avons eus de belles journées

Depuis peu elles ont raccourci

Les heures aussi sont diminuées

On n’paie plus que 30 francs par ici

 

Y a nos voisins les Dominique

Qui maint’nant sont rud’ment contents

Parait qu’leur ferme est historique

Vu qu’un grand roi a couché d’dans

Maint’nant la mère se teint en blonde

Et la fille apprend le piano

Bref ils veulent écraser tout l’monde

Surtout depuis qu’ils ont l’auto

 

A  propos d’auto le père Aubaine

A son chien qui fait peine à voir

Sur la route une Citroène

Lui a coupé la queue hier soir

Prends garde à ces sortes de machines

Qui m’ont toujours fait un peu peur

Mon chagrin s’rait grand tu l’devines

S’il t’arrivait pareil malheur

 

Ici je termine ma lettre

Jai encore des nouvelles je crois

Mais je veux pas toutes les mettre

Elles s’ront plus fraîches la prochaine fois

J’écris rapid’ment que je t’aime

Car mon stylographe est bouché

Que la présente te trouve de même

Et je signe

 

Ta petite Félicité

DES NOUVELLES DE CHEZ NOUS

 

Le facteur vient de me mettre

Une lettre qui sent le foin coupé

Certainement elle doit être

De ma petite Félicité

 

Mon cher Ménard ,c’est ta promise

Qui vient prendre la plume en main

Car aujourd’hui faut que j’te dise

Ce qu’il y a d’neuf dans le patelin

D’abord y a l’fils à la Charlotte

Qui vient de s’installer laitier

Comme il a déjà servi dans la flotte

Il connait déjà son métier

 

Tout le monde va bien dans la famille

A part la vieille vache de ta soeur

Et le cochon du père Camille

Qui sont crevés pour la Chand’leur

Par contre y a la grosse Thérèse

Qu’a eu deux enfants à la fois

Yen a un qui s’rait du grand Blaise

Et l’autre qui s’rait du père François

 

Et y a le fils à la tante Rose

Tu sais celui qu’est sourd et muet

Il m’a dit d’te dire bien des choses

Si par hasard je t’écrivais

Son frère Paul vient d’épouser Claire

Il était avant de s’marier

A ce qu’il parait célibataire

Et moi qui le croyait charcutier

 

Tu me demandais dans ta lettre

Si au pays , il faisait beau

Aussi je m’empresse de te mettre

Qu’il fait plus froid d’puis qu’il fait chaud

Nous avons eus de belles journées

Depuis peu elles ont raccourci

Les heures aussi sont diminuées

On n’paie plus que 30 francs par ici

 

Y a nos voisins les Dominique

Qui maint’nant sont rud’ment contents

Parait qu’leur ferme est historique

Vu qu’un grand roi a couché d’dans

Maint’nant la mère se teint en blonde

Et la fille apprend le piano

Bref ils veulent écraser tout l’monde

Surtout depuis qu’ils ont l’auto

 

A  propos d’auto   le père Aubaine

A son chien qui fait peine à voir

Sur la route une Citroène

Lui a coupé la queue hier soir

Prends garde à ces sortes de machines

Qui m’ont toujours fait un peu peur

Mon chagrin s’rait grand tu l’devines

S’il t’arrivait pareil malheur

 

Ici je termine ma lettre

Jai encore des nouvelles je crois

Mais je veux pas toutes les mettre

Elles s’ront plus fraîches la prochaine fois

J’écris rapid’ment que je t’aime

Car mon stylographe est bouché

Que la présente te trouve de même

Et je signe

 

Ta petite Félicité

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