Le Père Kiement

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LE PERE KIEMENT

Vous v’demandez c’que lpère Kiement va raconter d’bon. Les souvenirs de sa jeunesse, des temps heureux qui réchauffent, comme une caresse, le pauvre vieux; car vous savez yé pas torjou été tcho pauv pépé. Quand y r’védit do régiment ‘si v’zaviez vu comme y étas heureux comme un pouessan dans l’ieau. Ma brave femme de mère auret bé v’lu m’marier mais y étas poé préssé. A l’avet ine religion ben apprise, pis a l’avet si grand pour qu’y fège dos bétises fallait l’entendre djire. Allans mon pt’it Kiement … dépèche te don marie -te don, choisis en ine voyons.
Por rin au monde y aras v’lu la vouère brailler. A l’avet été veuve de bounne hure y avas un culte por lé. Ma pt’chite mère ; t’en fais pas, Dimanche après la grand’meisse ‘y vas taper dans l’tas. Si bé qu’tcho jour après l’Santus le tcheur me battet comme ine kioche. yé dit (mon bon Jésus) y trembia comme in pauvre sot y vas s’ment pas pouvouère lu djire deux mots. Ah, si ô l’étét anné ‘ y m’en s’rais pas tant fait, yé pu d’expérience por tchette affaire même tchés la tchi fesiant do chiquet por d’mander les feilles l’sont pas torjou ben acceptés. Enfin, y ié continué ma prière mon bon Jésus y la vedras bé pieuse, travailleuse, sage comme une image, aimable charitable, fidèle, un vrai modèle, qui fasse mon ouvrage en un tour de main.
Pis dame si a l’est belle ô gât’ra ren. Yé entendu ine voix qui djisait, Y t’exaucerai mon p’tit Kiement, mais avant y pass’ra d’l’ieau sous l’pont.
Enfin y étas un p’tit regaillardi, pis yé monté su la piace. A l’étiant tortoutes comme d’habitude autour de la bascule. Y lus ai fait un signe de meine, mis mon chapia dans mes mains, y d’vas avouère l’air bête comme pas yen, la pu dégourdie a djit : Mais r’gardez don Kiement  ! qu’est -ô qui l’prend Mesd’moueselles .. c’que yé à vous djire est très sérieux; mais ô l’a trop d’curieux, si vous v’lez yallans aller prendre l’air do couté d’la riviere. A yen parties comme ine bande d’oueilles, si bé qu’à l’avant été rendues ben avant mâ  y lu ai djit sans préambule. Jai décidé de m’marier ! laquelle, parmi vous qui v’dra m’agréer. A l’avont tortottes pouffié d’rire à mon nez. Bé :t’é pas fou  Kiement ! t’arrives do régiment t’as terjou bé l’temps, lesse filer quques annaïes, y r’parlerons d’tcheu. O ma foutu ine tape, y v’z ô djit quand y sé rev’nu chez mâ, y etas tot abrouti.
Ma mère me djit d’maïne o l’a ren d’fé Kiement. Dame ! o l’a ren d’fait maman. L’dimanche d’après o l’étet l’prévail de Rochetrojoux y m’sé dit : Faut aller en chercher yine dans tcho trou. Oh dame ! ô l’étet djière l l’annaïe ô l’avet deux ou trois baraques de ren, qui valiant même pas quat’sous. Mais dame dos feilles; ô l’en avet dos belles qui faisiant do chiquet.. jamais y vasvu d’qua pareil yé dis : attends y vas lés épater.. yé tiré big big big. Pis y lus ai distribué dos berlingots a disant tortouttes. Mais, ce qu’il est épatant c’monsieur Kiement Yé pensé, mais Kiement qu’y vas faire por m’en dépétrer? a vont v’louère tortouttes m’épouser ah bé oui ô l’étet là le nouc quand y lus ai d’mandé à m’avant dit qu’a veuliant poé d’ine étranger, y nous marions entre -nous pis y restons à Rochetrejoux. Y avas am’né un copain avec mâ pi l’ma djit (aussi) tu sais poué d »ty prendre  é- pas comme tcheu  qu’on fé, t’as qu’à en prendre yine à part, mais on s’adresse à tote la guerrouaïe de même. Pis y sé v’nu à la maison, ma pauvr mère ma djit : O l’à ren d’fé Kiement, O l’à ren d’fé maman.
De tcho coup y’avas les idées noires, avec pas ine lueur d’espoir. Dimanche ô faut qui ège à Ardelâ, là -bas le sont en dévotion per un r’tour de mission.. y sé bé sur de trouver chaussure à mon pied. Y avas pris mon pu bai costume pis l’air le pus angélique que yé pu
Y m’étas mis darrère les enfants de Marie. Pis yé chanté tote la réciaïe à pienne taïte. Au début d’la fête y avas zieuté, ine p’tite brunette. J’nous avons r’gardé dans les yeux, pis a m’avet souri. Le ser j’couris après Mad’moiselle ! quelle jolie fête, vous avez eus, avec ce parfum d’encens, cet air embaumé, le soleil s’est mis de la partie,on s’croyait au paradis y avait des roses de suspendues partout, mais la plus belle c’est vous mad’moiselle ! y voudrais m’marier ! aurais je la chance d’être accepté. Vous savez c’qu’a  mâ répondu
Monsieur ..vous m’plaisez beaucoup, mais avouez que ce n’est pas la journée, vous reviendrez Tchette foué, la moutarde m’a monté au nez. Mad’moiselle ..! c’est oui ou c’est non?
Y sé pas ine horloge à répétition, mais y pouvas  torjou continuer ; le vent l’emportait, yé senti que mes larmes s’emplissont y m’voyas encore r’venu, répondre à ma pauvr’mère. O l’a ren d’fé ..Kiement. O l’a ren d’fé maman. Peurtant ô d’vet avouère in concours de chevaux,  y d’vas y aller avec le min y faire quèques sauts. Les copains qui m’aviant vu disiant  (mon vieux t’es fameux Après tcheu ô l’est poué étounant  si a courant tortotes après tâ Tchette journaïe  y m’sé dépensé, l’amour me transporte l’m’avant porté en triomphe su lus épales en s’écriant Vive Kiement l’est vraiement épatant. Après le concours, y m’sé assis su in banc, tote la réciaïe. O n’a pas ine qui s’est dérangeaïe dame; yen avas d’tchés prunelles. Y m’sé djit : y pé pu ren por ent-elles, Mais quant -a l’ont vu qu’y m’dérangeas pas à l’avont couru tortotes après mâ. Pis o l’a vrai bé marché, A la saint Jean y étas marié. As’appeulle Léonie..ine belle poule, la chérie. Pis après tcheu  y avans poué perdu d’temps y avans eus douze enfants. Pis ast’hure j’devons bé êtr’rendus a pu d’cinquante p’tits enfants.

fin

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