Le château de l’échasserie, la Bruffière – Châteaux en vendee

Château de l'échasserie, la Bruffière

Château de l’échasserie, la Bruffière

Histoire du Château de l’échasserie,

Le nom du lieu l’échasserie viendrait du mot la chaussées, désignant ainsi une ancienne halte en bordure de la voie gallo-romaine reliant TEPHALUS (Tiffauges) à DURINUM (St Georges de Montaigu). Un périmètre fortifié comprenant un fossé et une enceinte de bois a constitué sans doute ici la première ébauche d’un château fort au cours du IXe siècle. C’est vraisemblablement à la fin du XIe siècle que fut édifié en ce lieu un chateau fort de pierres. L’Echasserie faisait alors parti d’un ensemble de défenses situées aux frontières fictives (les marches) de trois provinces : la Bretagne au Nord, l’Anjou à l’est et le Poitou au Sud. Au XIIIe siècle l’Echasserie appartenait à la famillé SAUVAGE de Cugand résidant au pin sauvage. Un membre de cette familleGuillaume Sauvage fit une donation en 1235 de ses droits et revenus sur l’Echasserie aux Templiers de la Madeleine de Clisson sans que pour cela ce lieu devienne une commanderie. En 1250 la propriété de l’Echasserie passa à la famille Charbonneau qui la garda jusqu’ en 1738. Cettte importante famille avait des alliances avec beaucoup d’autres familles nobles de la region. Ainsi, Louis CHARBONNEAU réunit à I’Echasserie le 24 février 1622 les gentilshommes voisins pour combattre les troupes protestantes commandées par Soubise. Il succombera d’ailleurs au combat des Roches Baritaud.
A la suite d’un mariage, la propriété de l’Echasserie passa en 1738 à la famille Saervanteau originaire de l’élection des Sables d’Olonne. Le dernier membre de cette famille, Charles Servanteau, chevau léger de la garde du Roi avait épousé Yolande Baudry d’Asson. Acquis aux idées révolutionnaires, il fut nommé maire de la Bruffière; à cette occasion il obligea le curé du village à bénir le feu de joie et à chanter le « Te Deum » autour de l’arbre de la liberté. En 1792, Charles Servanteau fit même briser les bancs seigneuriaux dans l’église et la chapelle de Tiffauges. Pour faire connaître ses idées républicaines, il avait fait peindre en tricolore les corniches du château de l’échasserie… exaspérés par son attitude et le considérant comme un traîte, de jeunes paysans insurgés s’emparèrent de lui le 13 mars 1793, le trainèrent à la Bruffière, lui firent payer un bon repas à l’auberge du cheval blanc puis le tuèrent à coups de fusils et de baïonnettes. Quelques jours après, débutait l’insurrection vendéenne …

Le 6 octobre 1793, eut lieu à 1500m de l’Echasserie, près du hameau de St Symphorien, un important combat entre l’armée catholique et royale avec à sa tête, Bonchamps et d’Elbée et l’armée républicaine commandée par Kleber. La lutte fut meurtrière et Bonchamps dut battre en retraite vers Tiffauges. La légende dit que Kleber aurait couché à l’Echasserie le soir de cette bataille, puis, le lendemain il y aurait fait mettre le feu avant de se retirer vers Montaigu. Seule, la tour du Guet du château de l’Echasserie résista aux flammes. Les héritiers de Charles Servanteau vendirent l’Echasserie le 17 juin 1806 à Louis Richard de la Vergne, médecin à Nantes, qui avait servi dans l’armée catholique. Il fit abattre les murs en ruines et réparer les bâtiments, tout en y ajoutant les constructions actuelles.


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